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>Catégorie : 2020


Le territoire de Giono

Adeline Taupin  /. 
 

Jean Giono, qui est né, mort et enterré à Manosque, y a aussi écrit la plus grande partie de son oeuvre. Il faut un peu connaître Giono, ou mettre un pied dans son Paraïs de Manosque, pour ne plus le rattacher, tout de suite et sans cesse, à la Provence. Son territoire, cétait la Haute-Provence, et davantage dans ce quelle a de montagnard que de méridional. Si on la souvent enfermé dans des habits trop étriqués dauteur provençal, Jean Giono se revendiquait latin et méditerranéen mais se plaisait aussi en dauphinois.
Tournant délibérément le dos à la mer, Giono serait donc plus alpin que méditerranéen et il a situé une grande partie de son uvre dans une région des Alpes, le Dauphiné, où l'influence méditerranéenne n'est plus guère sensible analyse Jacques Mény. Giono, pourtant, était solidement tenu par ses racines. Celles qui lui ont offert lancrage nécessaire pour faire galoper son
imaginaire. Il était très attaché à
certaines images de son enfance. Ce pays de Haute-Provence saccordait à sa sensualité. Les goûts, les couleurs, les odeurs, les bruits que lui offraient les hauteurs de Manosque, les flancs de la montagne de Lure ou les bords de la Durance nourrissaient son esprit créatif. C'est pour ça qu'il n'a jamais pu se
séparer de ce lieu, lui qui se disait Provençal par hasard, né à Manosque en 1895 dun père piémontais et dune mère d'origine picarde. Pour créer, il avait besoin de régularité, comme des points dattache qui lui permettaient de mieux libérer sa force d'imagination .