ANGELIN PRELJOCAJ

Jeudi 25 Juin 2020
ANGELIN PRELJOCAJ
De quel soin parle-t-on cette fois ? D'abord de celui des corps. Réduits et abîmés par la détention, ceux-ci retrouvent grâce à la danse le goût pour la liberté de mouvement et l'expression. De celui des personnes incarcérées ensuite, qui reprennent confiance dans leur individualité, et se détachent progressivement du numéro d'écrou qui, seul, les distingue en prison. Entretien avec le chorégraphe Angelin Preljocaj, qui a fait danser des détenues.

Huitième temps de notre notre série "Faire soin" qui donne la parole à des artistes dont la pratique se situe à la frontière des mondes de la santé, de l’aide sociale, du soin et de celui de la création. Aujourd’hui, Marie Richeux productrice de "Par les temps qui courent" s’entretient avec le chorégraphe Angelin Preljocaj. Il évoque notamment le projet mené à la prison des Baumettes à Marseille en 2019 avec des détenues, qui a abouti au spectacle "Soul kitchen", à une tournée, et à un documentaire "Danser sa peine" réalisé par Valérie Müller. 
Angelin Prelocaj dirige le Pavillon noir d'Aix-en-Provence. Quand il parle de danse, il parle souvent de langage et d'écriture. Ce n'est donc pas un hasard si, lors d'une première séance de travail avec des femmes détenues, on l'entend proposer comme exercice d'écrire leur prénom avec leur corps. Cet exercice donne lieu à des esquisses de mouvements, lesquels donneront lieu à des danses, à un spectacle, une tournée, voire à un film.

Écouter (20 min)

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