COMMENT VIVRE ENSEMBLE ? COMMENT VIVRE AVEC SOI ? (1ère partie)

Mardi 30 Novembre 2021
COMMENT VIVRE ENSEMBLE ? COMMENT VIVRE AVEC SOI ? (1ère partie)
Sommes-nous au bord de la guerre civile ? Vivons-nous en dictature ? Le consentement est-il devenu la norme ? Historiens, historiennes et philosophes répondent à ces questions dans une émission spéciale animée avec Les Chemins de la philosophie pour "Et maintenant ? Le festival des idées de demain".

"Est-ce que je vote par devoir ?", "Les grandes décisions doivent-elles être soumises à référendum ?", "Faut-il recourir à la violence pour faire entendre sa voix ?", "Sommes-nous au bord de la guerre civile ?". Depuis le 12 octobre 2021, plus de cinquante-sept mille personnes ont participé à la grande enquête sociologique en ligne proposée par France Culture et Arte dans le cadre du festival Et maintenant ? le festival international des idées de demain.

Dans une émission spéciale de deux heures, Le Cours de l'histoire et Les Chemins de la philosophie réunissent autour d'une table des historiens, des historiennes et des philosophes pour questionner les évolutions culturelles attenant aux notions de corps social et de corps, que traduisent les réponses des internautes à court, moyen et long terme.

Dans cette première partie d’émission, l’historien Jean-Claude Caron et les philosophes Jean-Claude Monod et Johanna Lenne-Cornuez envisagent dans une perspective historique et philosophique les notions de démocratie, d’autoritarisme et de dictature, ainsi que les modes et l'usage de la violence. Quels sont les grands épisodes de guerres civiles en France ? Pourquoi la France est-elle considérée comme un pays où la culture de la révolte est profondément ancrée ? Comment a-t-on peu à peu évincé la violence de notre répertoire d’action politique, jusqu’à la rendre inacceptable ? Historiquement, l’abstention a-t-elle toujours existé ?
Manier l'idée de guerre civile peut délégitimer un mouvement social

Face à une guerre civile ou une révolte populaire, Jean-Claude Caron souligne l'importance pour l'historien de se pencher sur les paroles des insurgés, parfois plus difficiles à déceler que le discours dominant : "Du côté de ceux qui ont le pouvoir, manier l'idée de guerre civile, c'est délégitimer complètement un mouvement social." L'historien ajoute que le discours opposé qui se fait entendre est souvent plus difficile à percevoir, parce qu'il est contraint par l'espace dans lequel il s'exprime. "Imaginez un insurgé des journées de juin 1848 ou de la Semaine sanglante. Face à un juge, il faut avoir du courage pour affirmer que vous étiez bien sur la barricade et que vous aviez comme but, non pas la guerre civile, mais la république sociale. Là, vous êtes contraint parce que vous risquez, si ce n'est votre peau, du moins une longue peine de prison."


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