<![CDATA[ vu sur le blog ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr fr copyright 2022 www.voyagesdegulliver.fr <![CDATA[ vu sur le blog ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/images/b/ban/bando-blog-rouge.png http://www.voyagesdegulliver.fr Mon, 27 Jun 2022 15:51:06 +0100 <![CDATA[ QUE RACONTE LA TYPO ? ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148851-que-raconte-la-typo-.html Résumé
Avant même que nous ayons commencé à lire un texte, la typographie influence la perception qu'on en a. Des manuscrits enluminés médiévaux jusqu'à l'informatique, en passant par la révolution de l'imprimerie, la forme des lettres reflète les époques et varie comme l'histoire s'écoule.
avec : Roxane Jubert (graphiste-typographe).

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Comme le graphisme, la typographie informe l'inconscient matériel de nos vies quotidiennes : souvent sans même que l'on s'en rende compte, elle influence le confort de lecture d'un texte, hiérarchise entre les différents éléments d'une même page, confère une tonalité plus ou moins formelle, élégante, utilitaire, générique ou circonstanciée à un message. Ainsi utilisera-t-on plus facilement une police de caractère sans empattement dans un contexte purement informatif (pour une signalétique par exemple), une Didot pour véhiculer une idée de sophistication, ou une Elzévir pour des textes plus formels ou classiques (la Garamond, en usage dans la collection de la Pléiade, fait partie de cette famille de caractères)…

L'histoire longue de la typographie remonte ainsi aux premières occasions auxquelles la question d'agencement du sens dans la disposition de signes sur une surface apparait. Elle traverse donc les formes archaïques d'écriture à l'Antiquité, les rapports entre le texte et l'image dans la diffusion du sens au Moyen Âge, la détermination des premières conventions partagées par les moines copistes de l'ère caroline, la fixation définitive de certaines formes duplicables de caractères avec l'imprimerie, les révolutions techniques du XIXe siècle, les innovations formelles et avant-gardistes du XXe, ainsi que les ruptures impliquées par la dématérialisation numérique : chaque époque voit se décliner dans la typographie les enjeux sociaux, politiques ou esthétiques qui lui sont propres.

Aux XIXe et XXe siècles, avec l'avènement de la modernité urbaine et le développement de la réclame, la typographie verse peu à peu dans le graphisme… De fait, imprimer des phrases ne consiste plus seulement à donner la forme d'un texte destiné à être lu d'un bout à l'autre, mais à disposer des informations dans l'espace de la page (ou, désormais, de l'affiche) afin de capturer le regard et véhiculer le plus efficacement possible une information donnée. Des questions nouvelles apparaissent alors, qui se trouvent portées à un haut degré d'intensité avec le rôle particulier confié par les totalitarismes au graphisme dans la propagande.

Ainsi, avec le temps, les créations de Claude Garamond, John Baskerville, Firmin Didot, Roger Excoffon ou Pierre Faucheux s'additionnent sans se remplacer, offrant chaque fois de nouvelles façons de faire coïncider le sens d'un texte avec la forme des caractères qui le renferment.
Deux polices au nom sonore, Kouije et Quantange, ont intéressé Romain de Becdelièvre : ces créations du typographe Pierre di Sciullo sont dans sa Pièce jointe.
Roxane Jubert est historienne de l'art, graphiste et typographe. Elle est l'autrice d'un ouvrage illustré issu de sa thèse, retraçant l'histoire longue de la typographie : Graphisme, Typographie, Histoire, paru en 2005 chez Flammarion.

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Sat, 25 Jun 2022 16:42:01 +0100
<![CDATA[ LES FILLES SONT CONDITIONNEES A CROIRE QUE LES SCIENCES EXACTES NE SONT PAS POUR ELLES ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148850-les-filles-sont-conditionnees-c.html
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Seulement 30% des scientifiques dans le monde sont des femmes. En Europe, elles ne sont que 14% à exercer de hautes responsabilités académiques. Quant au prix Nobel, il n'a été décerné qu'à 4% d'entres elles. Pour y remédier chaque année, l'Unesco et la fondation l'Oréal décernent cinq prix à cinq femmes chercheuses. La cérémonie a eu lieu ce 23 juin à Paris et parmi les lauréates figure l'astrophysicienne française Françoise Combes.
Chercheuse à l'Observatoire de Paris, elle est la première femme à avoir été nommée au Collège de France à la chaire galaxie et cosmologie, et elle est l'une des 6 femmes à avoir reçu la médaille d'or du CNRS en 2020. Mais avant d'obtenir cette reconnaissance, elle a accumulé un nombre incroyable de découvertes très variées dans le domaine de la cosmologie, de l'anatomie des galaxies de la compréhension de la formation et de l'évolution des étoiles.

"Laisser une trace, c'est ce que je voulais enfant !"
Pionnière dans l'étude du cosmos, Françoise Combes n'a pourtant pas eu la vocation enfant.
"Contrairement à certains de mes collègues, je n'avais pas de télescope dans mon jardin. Mais j'étais fascinée par les découvertes. Répondre à des questions, des mystères et le faire savoir. Laisser une trace, c'est ce que je voulais enfant !" Françoise Combes
Ce n'est qu'en arrivant en thèse de 3ème cycle à l'Ecole Normale qu'elle pousse la porte d'un laboratoire d'astrophysique et se passionne pour la cosmologie asymétrique, la matière et l'antimatière, avant de se pencher sur la forme des galaxies. C'est elle qui va expliquer pour la première fois en 1991 pourquoi les centres des galaxies sont en forme de cacahuète.
"Parce qu'il y a une résonance entre les étoiles. C'est comme marcher au pas sur un pont. Si tout le monde marche au même rythme il y a une résonance tellement forte que le pont risque de s'effondrer. Là, la barre au centre de la Galaxie et les étoiles oscillent de haut en bas, et ça donne une forme de cacahuète." Françoise Combes


Cette fameuse forme de cacahuète, à l'écran de l'ordinateur de Françoise Combes. Cette fameuse forme de cacahuète, à l'écran de l'ordinateur de Françoise Combes. © Radio France - Cécile de Kervasdoué

Puis elle traquera les molécules dans les galaxies, en en découvrant dans celle d'Andromède, à 2,2 millions d'années lumière de la Terre. Elle est également une des expertes françaises de la matière noire, cette matière invisible dont la nature n'est pas encore connue et qui constitue plus de 80% de toute la matière de l'univers.

Quatorze ans avant d'obtenir un poste permanent !
Malgré tous ses succès, elle a mis quatorze ans avant d'obtenir un poste permanent. D'où son engagement aujourd'hui pour promouvoir les femmes scientifiques, avec l'idée qu'elles apportent à la science une diversité et une différence de point de vue essentielles. Optimiste, elle rappelle qu'en un siècle, depuis Marie Curie qui n'avait pas pu entrer à l'Académie des sciences, 12 femmes (dont elle même) se sont fait une place dans la prestigieuse institution ; mais ce sera encore long parce qu'il y a un changement de mentalité à opérer dans l'éducation des filles.
"Les filles sont conditionnées à croire que les sciences exactes ne sont pas pour elles, qu'il faut qu'elles aillent vers la littérature ou mieux la biologie, le soin à la personne. Mais en fait, les femmes sont très douées pour l'abstrait. La preuve, elles obtiennent depuis peu des médailles Fields en mathématiques. Il faut lutter contre ces préjugés qui nous concernent tous et toutes." L'astrophysicienne Françoise Combes.


Cécile de Kervasdoué
Journaliste

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Sat, 25 Jun 2022 16:35:01 +0100
<![CDATA[ TRAVAILLER,POUR QUOI FAIRE ? ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148849-travailler-pour-quoi-faire-.html
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ll y a près d'un siècle, John Maynard Keynes nous promettait pour 2030 une semaine de travail de 15h... Si ces prévisions ont évidemment peu de chances de se vérifier, plusieurs pays européens expérimentent la semaine de quatre jours, dans un contexte où les entreprises peinent à recruter. Après deux ans de covid, notre rapport au travail semble avoir profondément changé. De plus en plus de jeunes, et des moins jeunes, réclament des emplois qui ont du sens, de meilleures conditions de travail et des salaires qui reflètent leur utilité sociale.

Invités :
    Marie-Anne Dujarier , sociologue, professeure à l’université Paris Diderot et membre du Laboratoire du changement social et politique (LCSP) et autrice de l’ouvrage “Troubles dans le travail” publié aux éditions PUF en septembre 2021
    Maëlezig Bigi, sociologue, maitresse de conférences, chercheuse affiliée au Centre d’études de l’emploi et du travail
    Jérôme Gautié, économiste, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’économie de la Sorbonne

Références sonores :
    Mash de présidents s'exprimant sur le travail : Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron
    "L'Appel à déserter" des étudiants d'AgroParisTech lors de la remise des diplômes 2022
    Elisabeth Borne sur la semaine de 4 jours - BFM TV - 2 février 2022

Références musicales :
    TTC - Travailler (2007)
    Philippe Katerine - La banane (2010)
    Jeanne Added -Hey Boy (2022)

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Sat, 25 Jun 2022 16:30:01 +0100
<![CDATA[ LE DYNAMISME RETROUVE DE L'HABITAT PARTICIPATIF ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148816-le-dynanmisme-retrouve-de-habit.html Concrètement : un habitat « qui repose sur une démarche citoyenne ». Un groupe de personnes trouvent un terrain. Ils conçoivent alors, ensemble, les logements qu’ils habiteront, imaginent des habitations permettant de vivre autrement.

Concrètement : un habitat « qui repose sur une démarche citoyenne ». Un groupe de personnes trouvent un terrain. Ils conçoivent alors, ensemble, les logements qu’ils habiteront, imaginent des habitations permettant de vivre autrement.

Depuis les Trente Glorieuses, deux pôles structurent classiquement le secteur du logement français. D’un côté, la promotion privée. De l’autre, le secteur social.

Et Maintenant ? Une autre voie connaît un regain d’intérêt. Une voie qui s’inscrit dans une histoire longue : les politiques publiques et les expériences sociales, urbaines de la fin du 19ème siècle, les idées de mai 68. Une voie qui semblait avoir atteint son apogée dans les années 70, et paraissait frappée du sceau du déclin depuis les années 80. Et qui connaît aujourd’hui un exceptionnel dynamisme. Cette voie : c’est celle de l’habitat participatif. Concrètement : un habitat « qui repose sur une démarche citoyenne ». Un groupe de personnes trouvent un terrain. Ils conçoivent alors, ensemble, les logements qu’ils habiteront, imaginent des habitations permettant de vivre autrement. Le tout, bien souvent, à moindre coût. Rabia ENCKELL est fondatrice de Courtoisie urbaine, promoteur qui accompagne, développe des projets d’habitat participatif. Elle explique que ces projets répondent à une demande sociale. Et qu’un tournant s’est opéré en 2014.
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Les marchés tendus, c’est-à-dire : pris trop élevé, trop peu de foncier, logements standardisés. Alors dans d’autres pays, l’habitat participatif connaît un certain succès. En Suisse, 5 % du parc immobilier est construit sur ce mode : c’est 130 000 logements. A Tübingen, en Allemagne, 80 % des logements neufs sont construits ainsi. A Oslo, l’habitat participatif concerne 40 % du parc immobilier. En France, pourra-t-on penser, le phénomène touche d’abord cette catégorie sociale aux contours très affirmés : les écolos-bobos-citadins. Est-ce bien le cas ?

Partout donc, les projets sont en train de sortir de terre. A Montpellier, Bourges, Trévoux, Coufouleux, Villars-les-Dombes… Décrivons l’un d’entre eux, qui a déjà prix vie. Sur L’Île-Saint-Denis : une ville nichée entre deux bras de la Seine, en Seine-Saint-Denis. Là, à 7 minutes de la gare du Nord, un projet d’habitat participatif de 26 logements, où vivent une cinquantaine de personnes. Des locataires sociaux, des accédants à la propriété, des acquérants à la propriété aidée par l’État et les collectivités. Ces gens se sont regroupés en partant du minimum : une unité foncière, un simple terrain constructible. Ensemble, ils ont construit un programme solidaire, ils ont choisi de diminuer la surface des espaces privés, d’augmenter celle des surfaces partagées. L’immeuble compte ainsi des chambres d’amis partagés, une petite salle pour les enfants, une terrasse commune de 400 mètres carrés. Une salle en rez-de-chaussée est ouverte sur le quartier. L’ensemble est autogéré : aucun syndic ne s’en occupe. On imagine c’est sûr, qu’il vaut mieux s’entendre avec ses voisins. Autre exemple : cette fois dans le Vexin français…
Vivre et habiter autrement, rompre avec la copropriété classique, instaurer des micro solidarités puissantes (on aurait pu parler aussi de la façon dont ces logements sont utiles pour les personnes âgées). La vraie révolution est là : des habitations pensées par et pour ceux qui les habitent.


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Wed, 22 Jun 2022 07:44:01 +0100
<![CDATA[ LE PAYSAGE, UN BIEN ECONOMIQUE ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148815-le-paysage-un-bien-economique.html Depuis les années 1980, les différents champs de l'économie se sont penchés sur la notion de paysage, jusqu'à créer un courant qui lui est dédié. Mais pourquoi la science éconmique s'y intéresse-t-elle et est-il possible de déterminer la valeur d’un paysage ?

avec :
Catherine Larrère (Philosophe, professeure émérite à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste des questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies), Walid Oueslati (Professeur d’économie de l’environnement et spécialiste de l’économie du paysage, en détachement à l’OCDE).

Références sonores
    Yves Lacoste, géographe, archive de 1984, extrait de la Série « Le Géographe et le paysage », épisode 2/2 : Yves Lacoste : "La liaison entre la géographie physique et la géographie humaine est indispensable", France Culture
    Extrait « Quatre paysages », épisode 1/4 : Les Buttes Chaumont, une série documentaire de Camille Juza, réalisée par Vincent Decque pour LSD, France Culture
    Extrait du film Promised land de Gus Van Sant
    Extrait du film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat
    Extrait du film Jean de Florette de Claude Berri
    Lecture d’un extrait de Madame Bovary de Flaubert par Tiphaine de Rocquigny - musique "Balanescu Quartet" d'Empty Space Dance

Références musicales
    "Nature Sauvage" de Keny Arkana
    "Saved for summer" de SRSQ


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Wed, 22 Jun 2022 07:31:01 +0100
<![CDATA[ DES CITES-JARDINS POUR LE XXIEME SIECLE ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148814-des-cites-jardins-pour-le-xxiem.html Association régionale des cités-jardins d'Ile-de-France
· 28 Avenue Paul Vaillant Couturier · STAINS 93240 · France
 

[Colloque International]



 Le colloque international "Des cités-jardins pour le XXIe siècle" a lieu dans deux jours.
C'est gratuit, n'hésitez pas à venir même si vous n'êtes pas inscrits!

Pour celles et ceux qui ne pourraient pas se rendre au théâtre, une diffusion en direct vous est proposé sur la chaîne Youtube de l'association

 
Jeudi 23 juin 
 
9h-12h :
La valorisation des cités-jardins


Lors de cette demi-journée, la valorisation des cités-jardins clermontoise, strasbourgeoise, normandes, bretonne, bruxelloise et tchèque ainsi que l'intégration des habitants dans leur développement seront évoqués.
 
13h45-17h15 :
La préservation des cités-jardins


Cette demi-journée portera sur la préservation et le patrimoine des cités-jardins dans le monde (Ile-de-France, Australie, Espagne, Pologne). La question de l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco sera abordée avec les cas de Pessac et Berlin.
 
  Vendredi 24 juin
 
9h-12h30 :Habiter et vivre dans les cités-jardins

L'habitant sera au cœur de cette demi-journée qui évoquera la question de la nature en ville et de la vie dans les cités-jardins. Sera discuté le cas des cités-jardins de Lyon, Draveil, Berlin, Bruxelles, Lituanie...
 
14h15-17h45 :
Villes-Jardins de demain ?


Nous nous intéresserons à l'avenir des cités-jardins et leur reprise comme modèle pour demain lors de cette demi-journée avec des débats autour de la cité-jardin et la réappropriation de ce concept aujourd'huis
 
INFORMATIONS PRATIQUES
QUOI ?  Colloque international "Des cités-jardins pour le XXIe siècle"

QUAND ? 23 et 24 juin 2022

OÙ ? Théâtre de Suresnes Jean-Vilar, 16 place Stalingrad - 92150 Suresnes

COMMENT ?  Gratuit, inscription sur ExploreParis

POUR QUI ? Colloque bilingue anglais/français, pour toutes et tous
 
QUI ? Cet événement est organisé par l’Association régionale des cités-jardins d’Ile-de-France avec l’ENSA Paris-Belleville, l’ENSP Versailles-Marseille, l’IREST Panthéon Sorbonne 1, l’Ecole d’urbanisme de Paris, l’Université Sorbonne Paris-Nord, la mission tourisme et patrimoine de Plaine Commune, le MUS – Musée d’histoire Urbaine et Sociale de Suresnes et le bureau du patrimoine du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Plus d'informations : citesjardins-idf.fr
 
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Wed, 22 Jun 2022 06:42:01 +0100
<![CDATA[ CONSEILS DE NUTRITION ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148743-conseils-de-nutrition.html Semaine d’étude sur l’alimentation

Conseils de nutrition

 
Intervention du Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste





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Sun, 12 Jun 2022 21:56:01 +0100
<![CDATA[ COMMENT BIEN MANGER PEUT NOUS AIDER A ETRE HEUREUX ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148742-comment-bien-manger-peut-nous-a.html
En savoir plus
Bien évidemment une dépression légère, un trouble anxieux se soignent avec des médicaments, une thérapie.
Mais il est également possible d’améliorer l’efficacité d’un traitement en adoptant une alimentation spécifique…
De plus en plus d’études scientifiques montrent qu’il existe un lien entre notre régime alimentaire et notre santé mentale…
Une nutrition adaptée permettrait également de prévenir certains troubles de l’humeur…
Vous verrez ce matin quelle est l’influence de la santé du microbiote intestinal sur notre cerveau.
Pourquoi un déséquilibre de cette flore, une inflammation chronique peuvent faire le lit d’un moral en berne…
Vous découvrirez ce matin quel est le régime alimentaire qui peut contribuer à notre équilibre émotionnel.
Pourquoi une alimentation ultra-transformée, trop sucrée, saturée en mauvaises graisses, assaisonnée d’additifs est délétère pour notre bien-être.



Guillaume Fond, médecin psychiatre et chercheur aux hôpitaux universitaires de Marseille. Il enseigne à la fac de médecine de la Timone et est conférencier et formateur auprès de l’Agence nationale du développement professionnel continu. Auteur de "Bien manger pour ne plus déprimer – prendre soin de son intestin pour prendre soin de son cerveau" ( Éditions Odile Jacob, avril 2022).

Dr Catherine Lacrosnière, médecin nutritionniste. Auteure de "La Cuisine anti-inflammatoire gourmande – 130 recettes" (avec Ruben Sarfati, éditions Hugo Doc, novembre 2020).

Christophe André pour sa chronique Les choses vues

Les questions toujours pertinentes de Marie-Laure Zonszain.



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Sun, 12 Jun 2022 17:57:01 +0100
<![CDATA[ QUE MANGEAIENT NOS ANCETRES ? ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148741-que-mangeaient-nos-ancetres-.html
En savoir plus
L'histoire de l'alimentation est toute entière traversée par certaines constantes : une différenciation sociale selon ce dont nos repas sont constitués, la précarité alimentaire des couches populaires, les enjeux sanitaires qui s'attachent à la transformation des aliments… Les recherches archéologiques nous enseignent ainsi, grâce à certaines traces d'aliment retrouvées dans le tartre d'un homme néanderthalien, que ceux-ci connaissaient les vertus médicinales de certains aliments. Avec la sédentarisation, viennent l'agriculture et l'élevage et, à leur suite, la domestication des espèces végétales et animales par sélection. Chez les Gaulois, excellents agriculteurs, la part carnée se réduit tandis que la sécurité alimentaire s'accroit grâce aux céréales. Ces dernières constitueront la base essentielle de l'alimentation ordinaire jusqu'au XVIIIe siècle : la sécurité alimentaire est alors très sensible à l'état des récoltes, et s'il est excessif d'imaginer les hommes et les femmes ayant sans cesse la faim au ventre, les vagues de famines ne disparaissent qu'à l'introduction de la pomme de terre, à la suite de Parmentier et ses émules. Certes l'alimentation connait de grandes variations selon la situation géographique de chacun (l'alimentation est fonction des différents climats ou de la partition entre habitants des campagnes se nourrissant de leur production et ceux des villes obligés d'acheter les denrées), toutefois la variété de ce qu'une majorité d'êtres humains mange au cours de sa vie est infiniment moins grande qu'aujourd'hui : en dehors des fêtes, les repas sont généralement semblables d'un jour à l'autre…

Les fêtes et les repas constituent du reste l'autre volet de l'histoire dont nous esquissons aujourd'hui les contours : celui des pratiques commensales. À quelles occasions organise-t-on un banquet, et qu'y mange-t-on ? Quand le repas à heures fixes tel que nous l'envisageons aujourd'hui apparait-il ? Où se trouve la pièce consacrée à la cuisine dans les maisons ? De quelles redéfinitions de l'espace public la diffusion du restaurant participe-t-elle ? Depuis l'époque gauloise où certaines épices venues de loin sont particulièrement prisées des élites romanisées, les pratiques alimentaires correspondent à des représentations sociales, et c'est aussi cela que nous observons aujourd'hui.


Eric Birlouez est ingénieur agronome de formation et sociologue des comportements alimentaires. Il est l'auteur d'une Histoire de l'alimentation des Français ainsi que de Que mangeaient nos ancêtres ?, publiés aux éditions Ouest France respectivement en 2022 et 2019. Son ouvrage Petite et grande histoire des légumes est paru aux éditions Quae en 2020.



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Sun, 12 Jun 2022 17:50:01 +0100
<![CDATA[ QUELLE ECONOMIE, QUELLE EDUCATION, POUR UNE SOCIETE HUMAINE ET DURABLE ? ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148697-quelle-economie-quelle-educatio.html Patrick Viveret intervient dans le cadre d’une conférence de la 12e édition du Festival Européen du Film d’éducation : Quelle économie, quelle éducation pour une société humaine et durable ?

A partir d’une analyse de l’économie capitaliste, de ses limites et ses dangers, Patrick Viveret propose de saisir l’opportunité de sa crise pour envisager un avenir différent, celui d’une société heureuse. Il expose l’approche alternative à laquelle il adhère, tant économique qu’éducative, pour effectuer cette bascule vers une société humaine et durable en nous traçant des pistes.





Voir également, l’entretien réalisé par l’option cinéma-audiovisuel du lycée Léopold Sedar Senghor.


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Thu, 02 Jun 2022 22:22:01 +0100
<![CDATA[ MARIE DARRIEUSSECQ EXPLORE LA PRINCESSE DE CLEVES ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148684-marie-darrieussecq-explore-la-p.html la princesse de Clèves est une héroïne du non

« Quelque part enchâssés dans n'importe quel ouvrage se trouvent cinq ou six mots dont dérive tout le reste de l'œuvre » nous dit G. K. Chesterton.
Le 2 juin, Marie Darrieussecq présentera la troisième séance du cycle « Un chef d’œuvre du passé, un écrivain d’aujourd’hui », un cycle de rencontres dans lequel de grands romanciers contemporains explorent des chefs d’œuvres de la littérature française.

Écrivaine traduite dans plusieurs langues, Marie Darrieussecq explore depuis son premier roman Truismes (P.O.L, 1996) la question de l’identité, du corps et du féminin. Invitée de l’Institut, l’écrivaine relit La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette publié en 1678 et nous livre une analyse éclairée et personnelle de ce grand roman de la littérature française.

Une manière originale de parcourir en une heure une œuvre en compagnie d'une grande écrivaine d'aujourd'hui.


POURQUOI AVOIR CHOISI CE ROMAN ?

Écrivaine, ancienne psychanalyste, Marie Darrieussecq explore depuis son premier roman et succès mondial, « Truismes » (P.O.L, 1996), la question de l’identité, du corps et du féminin. Invitée par le mk2 Institut, elle explore et relit La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, publié en 1678.

Pourquoi avoir choisi ce roman ?
Lu au lycée avec difficulté, relu vers 30 ans avec bonheur, relu encore vers 40 ans quand je voulais écrire sur l’adolescence, relu à 50 ans quand mes enfants à leur tour devaient le lire pour l’école, ce livre m’accompagne et se transforme à chaque âge de ma vie. Ce serait ça, la définition d’un chef-d’œuvre : un livre qui prend des sens différents selon le vécu de celui ou celle qui le lit, un livre qui tient une compagnie durable, fiable, et toujours en métamorphose. Je conseille de sauter le « mur » du début, une quinzaine de pages d’intrigues de cour qui demandent un peu trop à notre capacité d’attention contemporaine, et d’aller directement à la phrase « il parut alors une beauté à la cour ». À partir de là, tout le roman se déroule avec un magnifique suspense psychologique. Et, à la fin, il est temps de lire les quinze pages du début, qui paraissent limpides.

Quel regard portez-vous sur elle ?
Elle est une héroïne de l’inaction. Rien à voir avec la passivité : pour se maintenir dans le repos, elle déploie beaucoup d’effort. L’amour, pour elle, c’est trop d’émotion et trop de soumission. Il faut aussi imaginer l’immense fatigue de vivre à la cour. Pas une minute à soi, et le métier de plaire à plein temps. On n’y existe que dans la mesure où l’on amuse les puissants. La princesse est peut-être lasse de distraire la dauphine. Elle est peut-être lasse aussi d’agréer à sa mère, qui l’engage, sur son lit de mort, à ne point « tomber comme les autres femmes ». La princesse cherche à « demeurer à elle-même ». Veuve, elle pourrait se remarier. Non : elle oppose à la cour la stratégie du repli. Elle prétend être malade. Elle finira par choisir le couvent. Peut-être est-elle héroïquement paresseuse : une héroïne de la langueur et de l’indifférence. L’anti-Emma Bovary (qui se perd dans les hommes, qui se torture jusqu’au suicide). La social-traître au fait même d’être au monde. Et pas d’enfant non plus, comme si ce manquement aux obligations matricielles allait de soi dans un univers sans contraception.

Votre roman Clèves, paru en 2011, se présentait comme une réécriture du récit de Madame de La Fayette.
Quelles traces ce texte a-t-il laissées dans votre œuvre ?
Si la princesse de Clèves est une héroïne du non, la jeune Solange de mon roman Clèves, qui a le même âge, est une héroïne du oui. Elle consent constamment, devançant son propre désir, se faisant souvent du mal à elle-même et participant à son insu à la culture du viol. J’ai vécu mon adolescence durant les années 1980 dans un village basque patriarcal, macho et homophobe. On baignait dans l’horrible tube de l’époque, « Femme libérée » [chanté par Cookie Dingler, ndlr]. Il fallait donc coucher à tout prix et le plus tôt possible, pour ne pas passer pour une gourde ou, péché absolu de l’époque, pour une frigide ; mais il fallait aussi respecter la pudeur, la dignité et je ne sais quoi d’autre : ne jamais prendre les devants, ne pas être une « fille facile », ne pas passer pour une salope. C’était une double contrainte, être « libérée » mais pas libre. Les garçons aussi étaient soumis à une injonction de virilité. Un village, c’est comme la cour du roi : tout se sait, tout le monde s’observe. Les lettres, encore manuscrites à l’époque, étaient lues et diffusées comme celles qu’écrivaient les courtisans. Il y avait des bals aux kermesses, des alliances se créaient et se rompaient. Être un électron libre y était très difficile. La question du désir, l’interrogation sur la prétendue binarité du monde, le trop de corps ou, au contraire, sa disparition, l’inclusion des autres vivants de cette planète, et aussi le climat et la géographie comme acteurs mêmes de nos vies, toutes ces questions tissent la matière de mes livres.


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Wed, 01 Jun 2022 15:34:01 +0100
<![CDATA[ DUE ETOLOGI - DEUX ETHOLOGUES ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148682-due-etologi-deux-ethologues.html Di e con Pierre Byland e Enrico Ferretti

Regia: Mareike Schnitker
Luci: Elia Albertella


Produzione Compagnia Tiziana Arnaboldi e Teatro San Materno

Spettacolo tragicomico contemporaneo in italiano e francese
Due eminenti etologi di fama internazionale sono invitati al Teatro San Materno per tenere una conferenza sul comportamento umano e animale.
Molto lusingati di rivedersi dopo parecchio tempo, condividono i risultati del loro intenso lavoro effettuato sul campo.
Quale epilogo proporranno gli etologi?

Deux éminents éthologues d’envergure internationale sont invités sur la scène du Teatro San Materno pour tenir une conférence sur le comportement de l’homme et des animaux.
Très heureux de se revoir après une longue période, ils partagent les résultats de leur travail intensif sur le terrain.
Quel épilogue vont promouvoir les éthologues?


Pierre Byland
Rinomato attore, clown, regista e autore svizzero, prima allievo e poi insegnante presso la scuola Jaques Lecoq di Parigi, è autore, di una ventina di spettacoli, visti e apprezzati in tutto il mondo. Byland è stato il primo a portare in teatro il naso rosso del clown, emblema dell’ingenuità? e della fragilità? umana. E? fondatore del “Centro Europeo di Ricerca e Perfezionamento delle Arti del Burlesco Contemporaneo. Il suo linguaggio teatrale si muove tra il comico, l’assurdo, il derisorio e il grottesco. Ha effettuato numerose collaborazioni con la Compagnia Tiziana Arnaboldi.

Acteur, clown, metteur en scène et auteur suisse de renom, d'abord élève puis professeur à l'école Jaques Lecoq à Paris, est l'auteur d'une vingtaine de spectacles, vus et appréciés dans tout le monde. Byland fut le premier à porter au théâtre le nez rouge du clown, l'emblème de l'ingéniosité et de la fragilité humaines. Il est le fondateur du « European Research Centre et Perfectionnement des Arts du Burlesque Contemporain. Son langage théâtral se déplace entre le comique, l'absurde, le moqueur et le grotesque. Il a réalisé de nombreuses collaborations avec la société Tiziana Arnaboldi.

Enrico Ferretti
Attore, ricercatore e insegnante svizzero è attivo in ambito artistico e pedagogico. Sul fronte pedagogico ha una formazione in educazione fisica e in scienze dell’educazione, artisticamente si è  formato alla scuola di teatro Jacques Lecoq. E? cofondatore della Compagnia Teatrodanza Tiziana Arnaboldi, con la quale partecipa come attore, coautore o collaboratore artistico a quindici spettacoli, rappresentati in molte città europee. E? autore di libri e articoli sul gioco e sull'espressione corporea ed è membro di diversi gruppi di ricerca. Dal 1987 collabora regolarmente con Pierre Byland.

Acteur, chercheur et enseignant suisse, il est actif dans le domaine des arts et de la pédagogie. Sur le plan pedagogicque, il  a une formation en éducation physique et en sciences de l'éducation, artistiquement il se forme à l'école de théâtre Jacques Lecoq. Il est co-fondateur de la Compagnie Teatrodanza Tiziana Arnaboldi, avec qui il participe en tant qu'acteur, co-auteur ou collaborateur artistique à quinze spectacles, mis en scène dans de nombreuses villes européennes. Il est l'auteur de livres et d'articles sur le jeu et sur l'expression corporelle et est membre de plusieurs groupes de recherche. Il collabore depuis 1987 régulièrement avec Pierre Byland.

Mareike Schnitker
Attrice, regista e formatrice olandese, parallelamente agli studi magistrali studia danza e teatro in Olanda. Successivamente si forma alla scuola di teatro Jacques Lecoq ed è cofondatrice
della Compagnia Les Fusains, costituita con Pierre-Byland nel marzo del 1981 nella “Cité des
Fusains” a Montmartre, con la quale realizza numerosi spettacoli. Orienta la sua ricerca verso un teatro di creazione, sviluppando e favorendo la comicità?, l’ironia e l’assurdo e
approfondendo la relazione tra attore e uomo, tra teatro e vita.

Actrice, réalisatrice et formatrice néerlandaise, parallèlement à ses études de master elle étudie la danse et le théâtre aux Pays-Bas. Plus tard, elle se forme à l'école de théâtre Jacques Lecoq et co-fonde de la Compagnie Les Fusains, établie avec Pierre-Byland en mars 1981 dans la Cité des Fusains » à Montmartre, avec qui il fait de nombreux spectacles. Il oriente ses recherches vers un théâtre de création, développant et promouvant la comédie?, l'ironie et l'absurde et approfondissant la relation entre l'acteur et l'homme, entre le théâtre et la vie.


INFORMAZIONI PRATICHE
Prenotazioni
Tramite segreteria telefonica: +41 (0)79 646 16 14
Online: www.teatrosanmaterno.ch
Biglietti
Fr. 25.– (Fr. 20.– per detentori carta AVS, studenti, apprendisti, membri dell’associazione e-venti culturali e Club Rete Due, partecipanti
al Circuito teatri del Locarnese Girino; entrata libera giovani fino ai 16 anni e giornalisti/e accreditati/e).
Il Teatro San Materno è accessibile a carrozzine (non elettriche) e portatori di handicap. ]]>
Tue, 31 May 2022 22:23:01 +0100
<![CDATA[ RENDEZ-VOUS AUX JARDINS ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148681-rendez-vous-aux-jardins.html La manifestation nationale des Rendez-vous aux Jardins 2022 vous invite à découvrir des jardins fermés le reste de l’année. La thématique retenue pour la dix-neuvième édition porte sur les jardins face au changement climatique.

 
« Venez écouter les médiateurs du patrimoine qui vous présenteront les plus beaux jardins du Comtat Venaissin, participez à des jeux et des quizz pour tester vos connaissances sur les jardins et prenez des idées pour organiser votre week-end. »


 
 
Beaumes-de-Venise
Le verger des Courens,
l'eau et les terrasses


"L’eau et l’énergie sont des enjeux majeurs de notre siècle face aux bouleversements climatiques. Les anciens utilisaient les ressources naturelles : les sources, les eaux pluviales, le vent, la traction animale. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces pratiques traditionnelles pour inventer des solutions d’avenir ?"

Le 04/06/2022

> plus d'informations
Rendez-vous aux jardins ! Le verger des Courens, l'eau et les terrasses

 
Bédoin
Mignonne, allons voir si la Rose...


« La roseraie de Gérenton propose plus de 300 variétés de roses anciennes. Ici, on cultive avec le souci des enjeux climatiques actuels et de la préservation des variétés anciennes. »

Le 04/06/2022

> plus d'informations
Rendez-vous aux jardins ! Mignonne, allons voir si la Rose...

 
Saint-Didier
Histoire des jardins,
du Moyen Âge à nos jours


« Le médiateur du patrimoine Wenzel Glasauer vous fera tout d’abord voyager dans les époques et les styles des jardins européens les plus connus. »

Le 04/06/2022

> plus d'informations
Rendez-vous aux jardins ! Histoire des jardins, du Moyen Âge à nos jours

 
Saint-Didier
Visite du parc
du Château de Thézan


« Après plus de 30 ans d’abandon et un important chantier de restauration, la cour d’honneur et le parc du château ouvrent au public. »

Du 04/06/2022 au 06/06/2022

> plus d'informations
Rendez-vous aux jardins ! Visite du parc du Château de Thézan

 
Le Barroux
C'est un jardin extraordinaire


« Face au géant de Provence, l’écrin imaginé par le photographe Tony Stone est situé sur le flanc du beau village médiéval du Barroux. Dessiné par un designer néo-zélandais, ce jardin privé, bordé de vignes et de vergers, se fond dans le paysage où la nature règne en liberté. »

Du 04/06/2022 au 05/06/2022

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Rendez-vous aux jardins ! C'est un jardin extraordinaire
 
   


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Tue, 31 May 2022 13:33:01 +0100
<![CDATA[ SALON DU LIVRE JEUNESSE DE SARRIANS ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148679-salon-du-livre-jeunesse-de-sarr.html Avec nous cette année :

    Emma Giuliani
    Jean-Claude Mourlevat
    Anne-Laure Bondoux
    Antoine Guilloppé
    Philippe UG
    Cécile Miraglio
    Eric Sanvoisin
    Jéronimo Céjudo
    Jez
    ZD
    Romain Lemaire
    Reno Lemaire.

Le programme

Le dimanche 5 juin, vous retrouverez tous les auteurs sur la place Jean Jaurès de 10h à 18h.

Comme en 2021, de nombreux ateliers d'illustration et pop-up, dessin manga et dédicaces animeront le salon.

> feuilleter le programme

Infos pratiques
Gratuit
    Date(s) :   Le 05/06/2022
    Dimanche 5 juin : 10h - 18h
    Contact : Pôle Evénementiel & Médiathèque de Sarrians
    Téléphone : 04 90 12 21 44 / 04 90 65 47 06
     Adresse : Place Jean Jaurès 84260 Sarrians

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Tue, 31 May 2022 00:35:01 +0100
<![CDATA[ LES JEUNES REINVENTENT LES USAGES DE LA LECTURE ]]> http://www.voyagesdegulliver.fr/article-148676-les-jeunes-reinvente-les-usages.html
La prééminence du smartphone chez les « adolécrans » ne les empêche pas de continuer à lire des livres. Les maisons d’édition s’adaptent à leurs nouvelles habitudes de lecture  qui se trouvent au croisement de la romance, des mangas, des séries et des romans graphiques.
Les jeunes lisent, mais leurs parents ne le savent pas toujours. Alors que les adultes les croient sacrifiés sur l’autel d’Internet et des smartphones, avec pour unique perspective culturelle leurs écrans, ils ne sont en réalité pas la génération perdue pour la lecture. Au contraire. Et l’industrie du livre en profite, malgré un marché de l’édition à la peine. Les « adolécrans » – néologisme dérivé de l’américain screenagers pour désigner les 13-
19 ans hyperconnectés – n’ont ni découvert la lecture lors des confinements de 2020 et 2021 ni parce que celle-ci a été déclarée « grande cause nationale » (jusqu’à l’été prochain) en France.




Les millennialset leurs cadets sont bien des lecteurs de livres. « Les jeunes lisent de plus en plus », confirme Magali Fourmaintraux, secrétaire générale des Petits Champions de la lecture, association  fondée il y a dix ans et présidée par Antoine Gallimard, PDG du groupe d’éditions Madrigall. Un  sondage Ipsos pour le Centre national du livre (CNL), publié en mars, le montre : les 7-25 ans sont 93 %  à se dire « lecteur », que cela soit « dans le cadre des loisirs, par goût personnel » (81 %), avec en  moyenne cinq livres lus au cours des trois derniers mois, ou bien « pour l’école, le travail » (76  %),avec deux livres lus sur la même période. Des enfants aux ados (les 7-19 ans), ceux qui lisent  dans le cadre de leurs loisirs sont passés à 83 %, contre 78 % six ans auparavant.  « Malgré un temps croissant passé sur les écrans, les jeunes lisent toujours autant ! », rassure également la récente  étude « Junior Connect’ »,réalisé par Ipsos. Les 7-25 ans passent trois heures cinquante minutes en  moyenne par jour sur les écrans, contre seulement trois heures quatorze par semaine consacrées à la  lecture. Mais s’ils possèdent en moyenne près de trois types de terminaux (smartphone, console de  jeux...) chacun, 61 % des plus de 13 ans ont lu un livre au cours des trois derniers mois.

Le rôle des plates-formes vidéo
Reste à savoir ce qui les attire. Chez les préados et les « jeunes adultes », l’identification aux  personnages semble déterminante. « J’ai regardé les trois premiers films de la saga After sur Amazon  Prime Video, après en avoir entendu parler sur TikTok. Je suis impatiente de voir le quatrième film qui  va bientôt sortir. Je me suis très vite identifiée à l’héroïne Tessa, blonde comme moi et avec le même  caractère ! J’en suis devenue tellement fan que j’ai lu les 2 500 pages de l’édition intégrale reprenant  les cinq tomes de l’édition française », témoigne, enthousiaste, Violette, 15 ans.



« Les fictions de l’imaginaire – dystopie, uchronie, fantasy, postapocalyptique – restent globalement majoritaires, adolescents et jeunes adultes continuant à privilégier les logiques d’évasion et  d’invention. On note également la vogue actuelle de deux genres plus réalistes : la romance  décomplexée, incarnée par After dans le sillage de Cinquante Nuances de Grey, et la sick-lit [genre  romanesque dont l’intrigue tourne autour d’une maladie grave] surfant sur le succès de Nos étoiles  contraires », analyse Laurent Bazin, maître de conférences à l’Institut d’études culturelles et  internationales, auteur de La Littérature Young Adult (Presses universitaires Blaise Pascal, 2012). Bien  que publiés de 1997 à 2007, en pleine révolution Internet, les sept romans d’Harry Potter ont été  des succès planétaires. Tout comme les best-sellers Twilight, Hunger Games, Divergente ou encore Le Labyrinthe.



Un film romantique tel qu’A travers ma fenêtre, sorti cette année sur Netflix, peut amener son public à  la lecture des 460 pages de la saga amoureuse écrite par la Vénézuélienne Ariana Godoy, My  Wattpad Love (Hachette, 2017), dont le film espagnol est issu. « Les médias numériques ne s’inscrivent pas uniquement en opposition à la lecture, et les passerelles entre les deux mondes sont  nombreuses, explique Magali Fourmaintraux. Ainsi, 31 % des jeunes choisissent un livre après avoir  visionné le support audiovisuel de la même histoire, comme le montre le phénomène de réimpression des livres de Maurice Leblanc à la suite de la série Arsène Lupin, ou encore, la rupture de stock des  Illusions perdues de Balzac après le film de Xavier Giannoli. »
Les plates-formes vidéo, avec leurs films et séries, peuvent jouer un rôle de prescripteur auprès des  jeunes. Nombre d’adolescents basculent dans la lecture après avoir entendu parler d’un roman sur les  réseaux sociaux (TikTok, Snapchat, Instagram...), dont certains ont une section dédiée  commeBookTok.Les jeunes communautés d’influence viennent ainsi au secours du marketing de  l’édition. « La galaxie “Young Adult” multiplie autant que possible les supports médiatiques, un succès  en appelant un autre », souligne Laurent Bazin.


2021, année record
Et ça peut rapporter gros. Le marché mondial des livres pour enfants et jeunes adultes devrait croître  de près de 5 % cette année, à 11,3 milliards de dollars (10,6 milliards d’euros), selon la société  d’études The Business Research Company. D’après l’association américaine des bibliothèques, les  quatre genres les plus demandés pour les jeunes lecteurs sont « mystères imaginaires », « réalisme  magique », « steampunk » (intrigues lors de la première révolution industrielle) et « romans en vers ». En France, l’univers « ado/préado » de l’édition affiche même des taux de croissance à deux chiffres : selon l’institut GfK, l’ensemble constitué par les BD jeunesse, les mangas, les romans pour les 8-12  ans et les romans pour ados a bondi l’an dernier de 56 % en volume, à plus de 83,6 millions  d’exemplaires vendus, et de 51 % en valeur, à plus de 736,1 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le  marché des mangas a, quant à lui, tout simplement doublé, dont la catégorie japonaise des shonen («  garçons »). En 2021, le volet inaugural du manga shonen Naruto – sorti en 2003 aux éditions Kana –  arrive en deuxième position en volume, juste derrière Astérix et le griffon (Albert René, 2021). Du côté des libraires, l’année 2021 enregistre un record des ventes de livres en hausse de 15 % sur un an,  grâce à une embellie « post-Covid » tirée par les jeunes lecteurs. « A part le scolaire (- 41 %), tous les  rayons ont été en progression l’an dernier, la jeunesse affichant + 15 % et la bande dessinée + 35 % »,  indique Pauline Hamet, chargée de mission au Syndicat de la librairie française. Le premier  trimestre 2022, lui, a été moins dynamique « à l’exception du rayon “polar, fantasy, science-fiction”, qui  bénéficie de la sortie du dernier roman policier de l’écrivain suisse Joël Dicker, L’Affaire Alaska  Sanders (Rosie & Wolfe), paru en mars 2022 ».


D’après un sondage Odoxa pour le Syndicat national de l’édition, en pleine pandémie, « ce sont les  plus jeunes (les moins de 25 ans) qui se sont mis à lire le plus pendant les deux périodes de  confinement ». L’édition jeunesse a ainsi été l’un des rares segments à croître, consolidant sa  quatrième position en valeur après la littérature, le scolaire et les sciences humaines. L’édition  jeunesse française (hors scolaire et BD) ne cesse de progresser depuis 2017 : 355 millions d’euros de  chiffre d’affaires en 2020, soit une hausse de 1,1 % en un an, contre 348,4 millions en 2018 et 340  illions en 2017.



La BD, elle, a tiré son épingle du jeu avec une croissance des ventes de 6,3 % sur un an, à 327  millions d’euros en 2020. D’ailleurs, le marché du livre de poche, près de 370 millions d’euros, est en  recul, sauf dans deux segments : la jeunesse et la bande dessinée. « La croissance de la maison  d’édition Quelle Histoire n’a absolument pas ralenti en 2020 et 2021 ; nous avons connu lors des  confinements des performances de 30 % supérieures au marché du livre », se félicite Emmanuel  Mounier, président fondateur d’Unique Heritage Media (Quelle Histoire, Willy Wild...)et des magazines  (Abricot, Picsou Magazine...).

La nouveauté « webtoons »
Même satisfecit chez Bayard : « Nous sommes le premier éditeur sur le marché de la BD jeunesse,  avec près de 6 millions d’exemplaires vendus en 2021, et sur celui du livre documentaire jeunesse  également, avec près de 2 millions d’exemplaires vendus », rapporte Pascal Ruffenach, président du  directoire de Bayard Presse, la maison mère. Les jeunes lecteurs poussent les éditeurs à s’adapter.  Ces derniers prennent conscience qu’il faut aller les « chercher sur leur terrain pour leur permettre de  lire comme ils veulent quand ils veulent, et d’avoir une attitude décomplexée par rapport à la lecture », comme le conseille le CNL). La presque centenaire maison d’édition new-yorkaise Simon & Schuster  s’est trouvée toute ragaillardie après la success story d’After dès 2014 (plus de 12 millions  d’exemplaires vendus), dont la nouvelle version graphique vient, cette fois, d’être éditée par la maison Frayed Pages × Wattpad Books, société commune à l’autrice, Anna Todd, et à la filiale Wattpad  Webtoon Studios, du groupe sud-coréen Naver. Lire aussi : « After », ce succès de librairie aux  multiples adaptations numériques Cette édition en BD imprimée s’inspire des webtoons, qui  constituent la nouvelle génération de BD numériques créées pour être défilées sur les écrans de  smartphones des adolécrans. En Corée du Sud, le marché des webtoons a pesé à lui seul 750 millions d’euros en 2021. La plate-forme éditoriale Wattpad a également fait office de tremplin pour Ariana  Godoy ou pour la Néo-Zélandaise Rachel Smythe : cette dernière a transposé avec succès sa série  Lore Olympus sur la plate-forme Webtoon de Naver (lue plus de 5 millions de fois). Le premier volume  imprimé a été édité en début d’année en France par l’éditeur Hugo & Cie. De son côté, Bayard édite aussi les magazines Okapi et Phosphore, présents sur les réseaux sociaux TikTok, YouTube, Twitch,  nstagram, où ils totalisent des millions de vues. « Même si la vidéo et l’audio sont fortement utilisés, de  nouveaux formats comme le roman graphique font une percée incroyable, mêlant le texte et  l’image. On peut même noter le retour de la poésie, portée aussi par toute une culture musicale. D’où l’importance d’être présent là où sont les enfants et d’être créatif sur les écrans », précise Pascal  Ruffenach. La France vient par ailleurs de remporter cette année – et pour la première fois depuis  1964 – le prix Hans-Christian-Andersen (surnommé « le petit prix Nobel de littérature »), pour l’œuvre  « jeunesse » de Marie-Aude Murail (dont Oh, boy !), très populaire sur BookTok, l’espace des  amoureux de littérature du réseau social TikTok. ]]>
Mon, 30 May 2022 13:59:01 +0100